Réparation et contrôle · Audit de paie

Audit de paie BTP : ce que nous examinons et ce que vous recevez

Un audit de paie sert à savoir où vous en êtes avant qu'un tiers vous le dise : un salarié, un inspecteur du recouvrement ou un repreneur. Nous reprenons une période complète de bulletins, nous la confrontons à vos contrats, à votre convention et à vos déclarations, puis nous écrivons ce que nous trouvons.

Réponse directe

En quoi consiste un audit de paie dans une entreprise du BTP ? Un audit de paie compare ce que vos bulletins appliquent réellement avec ce qu'imposent le contrat de travail, la convention collective de votre activité et vos déclarations sociales. Le travail se fait salarié par salarié, sur une période choisie, en remontant du bulletin vers ses pièces sources puis en redescendant vers la déclaration transmise. Vous recevez un rapport écrit : constats, origine de chaque écart, correction proposée et périmètre de ce qui reste régularisable.

Ce qui déclenche un audit de paie

Personne ne demande un audit par curiosité. Il y a presque toujours un événement derrière : un compagnon qui conteste ses indemnités de trajet, un repreneur qui veut savoir ce qu'il achète, un avis de contrôle qui arrive au courrier, une migration de logiciel qui a laissé des compteurs incohérents, ou un dirigeant qui n'a jamais fait vérifier une paie confiée à l'extérieur depuis longtemps.

Le bâtiment concentre des paramètres qui bougent en permanence. La classification d'un compagnon évolue, la zone de petit déplacement change avec le chantier, un salarié part en grand déplacement puis revient, un arrêt intempéries tombe en pleine semaine, la caisse de congés appelle sur une assiette qui n'est pas celle du bulletin. Une erreur de paramétrage ne se voit pas sur un bulletin isolé. Répétée mois après mois sur tout l'effectif, elle devient une ligne de passif que personne n'a provisionnée.

Un audit ne certifie rien et ne vaut pas quitus. GCFFS n'est pas un cabinet d'expertise comptable, n'est pas inscrite à l'ordre et ne délivre aucune attestation de régularité. Nous constatons, nous expliquons d'où vient l'écart, nous indiquons la correction et nous signalons ce qui peut encore être repris sur les périodes non prescrites. La décision de corriger reste la vôtre, et elle se prend souvent avec votre expert-comptable ou votre conseil.

Le périmètre examiné

FIG.01

Convention, classification, minima

Nous vérifions que la convention appliquée correspond à votre activité réelle et à votre territoire, que chaque salarié porte une position et un coefficient cohérents avec ses fonctions, et que sa rémunération suit le minimum conventionnel de son niveau. Les écarts sortent surtout après une promotion jamais répercutée sur le bulletin, après l'absorption d'une petite structure, ou quand un ETAM continue d'être payé sur une grille ouvrier faute d'avenant.

FIG.02

Congés payés et caisse

Affiliation de l'établissement, salariés effectivement rattachés, assiette déclarée à la caisse comparée à l'assiette du bulletin, traitement des absences pour congés, indemnisation versée par la caisse et non par l'entreprise, sort de la prime de vacances, cas des ETAM et des cadres selon la convention retenue. Les sorties de personnel en cours de campagne sont un point de fuite classique. Nous contrôlons également le sort de la cotisation appelée lorsqu'un salarié quitte l'entreprise en cours de campagne.

FIG.03

Déplacements et frais

Petits déplacements et rattachement à la bonne zone, indemnité de trajet, indemnité de transport, indemnité de repas, grands déplacements et justificatifs conservés, cumul discutable avec un véhicule de service, remboursements au réel mélangés à des indemnités forfaitaires. Nous regardons aussi la cohérence entre les zones facturées au client et celles retenues sur le bulletin du compagnon. Le cas des salariés hébergés sur place plusieurs semaines est repris à part, parce qu'il mélange grand déplacement, repas et retours périodiques.

FIG.04

Temps de travail

Heures supplémentaires et leur majoration, suivi du contingent, repos compensateur, dispositif d'annualisation ou de modulation quand il existe, heures d'intempéries et leur indemnisation, temps de trajet entre dépôt et chantier, astreintes et interventions. Nous confrontons les relevés d'heures, les feuilles de chantier et le bulletin, car les trois racontent souvent trois histoires différentes. Les périodes de forte activité, pendant lesquelles les heures s'accumulent sans être payées le mois même, sont examinées avec le compteur censé les porter.

FIG.05

Déclaratif et organismes

Concordance entre le journal de paie et la déclaration transmise, lecture des comptes rendus métier, rattachement des salariés au bon établissement, code risque accident du travail par établissement, contrats de prévoyance et de frais de santé, dispenses d'affiliation signées et conservées, traitement des apprentis et des contrats en alternance. Nous relisons les derniers comptes rendus reçus : ils signalent souvent des anomalies que personne n'a ouvertes depuis des mois, et qui expliquent une partie des écarts constatés ailleurs.

FIG.06

Allègements et fins de contrat

Application de la réduction générale et cohérence de ses éléments de calcul, conditions d'usage de la déduction forfaitaire spécifique et réintégrations qu'elle impose, soldes de tout compte, indemnités de rupture et leur régime, documents remis au salarié. Les fins de contrat concentrent une part importante des écarts parce qu'elles se traitent souvent dans l'urgence. Nous vérifions aussi que chaque départ a produit ses documents et son signalement déclaratif, faute de quoi le dossier du salarié reste ouvert quelque part.

Les écarts qu'on retrouve le plus souvent dans le BTP

Les mêmes anomalies reviennent d'un dossier à l'autre. L'indemnité de trajet traitée comme un remboursement de frais alors qu'elle suit son propre régime. Le panier versé pendant une semaine d'absence complète. La zone de déplacement figée depuis des années alors que les chantiers ont changé de secteur. Le compagnon monté chef d'équipe sur le terrain mais resté au coefficient d'origine sur le bulletin.

  • Indemnités de petits déplacements rattachées à une zone obsolète
  • Paniers maintenus pendant les absences longues
  • Classification du bulletin décalée de la fonction réelle
  • Assiette caisse de congés différente de l'assiette du bulletin
  • Déduction forfaitaire appliquée sans les réintégrations qu'elle impose
  • Heures supplémentaires payées sans suivi du contingent

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Comment se déroule l'audit

Cadrage et collecte

Nous fixons la période auditée et la liste des pièces : journaux de paie, bulletins, contrats et avenants, accords d'entreprise, relevés d'heures, fichiers déclaratifs et comptes rendus métier, appels de la caisse de congés, notifications de taux accident du travail. La qualité de la collecte détermine la profondeur de l'audit ; ce que nous n'avons pas, nous ne pouvons pas le vérifier, et le rapport le dit.

Reconstitution du paramétrage

Nous reconstituons les règles réellement appliquées par le logiciel : rubriques, assiettes, plafonnement, seuils d'exonération, compteurs de congés et de repos. Cette étape révèle souvent des rubriques créées un jour pour un cas particulier, jamais désactivées, et qui continuent de servir à des salariés pour lesquels elles n'ont pas de sens. Nous listons celles qui doivent rester actives et celles qui devraient disparaître avant la prochaine paie.

Test salarié par salarié

Nous refaisons le calcul sur un échantillon représentatif : ouvriers en déplacement, ETAM, apprentis, salariés entrés ou sortis en cours de période, salariés en arrêt. Chaque écart trouvé est ensuite recherché sur l'ensemble de la population concernée, de façon à mesurer l'ampleur réelle du sujet plutôt que de s'arrêter à un cas isolé. Le recalcul se fait hors de votre logiciel, sur nos propres feuilles de travail, pour ne pas hériter du paramétrage en cause.

Rapport et restitution

Le rapport liste les constats classés par gravité et par facilité de correction, avec pour chacun la pièce qui l'établit, l'origine du problème et la correction proposée. Nous le présentons de vive voix, parce qu'un tableau d'anomalies sans discussion ne sert à rien. Le rapport distingue ce qui relève de la paie de ce qui relève d'une décision de l'employeur.

Suites et régularisation

Selon votre décision, nous préparons les régularisations sur les périodes non prescrites : bulletins rectifiés, déclarations corrigées, courriers aux salariés concernés, dossier documentaire à conserver. Si le sujet devient contentieux, nous fournissons les éléments factuels à votre avocat. Nous ne plaidons pas et nous ne prenons pas position à votre place devant un organisme. Nous fixons avec vous l'ordre dans lequel les corrections partent, afin qu'une régularisation n'en contredise pas une autre.

Questions fréquentes : audit de paie BTP

Sur quelle période faut-il auditer ?
Le réflexe est de partir de la période qui reste ouverte à régularisation, donc les exercices non prescrits, parce que c'est là que la correction a encore un effet. En pratique, on commence par une période récente et complète, incluant au moins une campagne de congés, une clôture de fin d'année et un cycle de fortes intempéries s'il y en a eu. Si les mêmes anomalies apparaissent sur cette période, on remonte. Si rien ne sort, il est rarement utile d'aller chercher plus loin.
Est-ce que vous corrigez vous-même les erreurs trouvées ?
Nous pouvons le faire, mais ce n'est pas automatique. L'audit se termine par un rapport ; la correction est une mission distincte que vous décidez d'engager ou non. Certaines corrections sont techniques et nous les prenons en charge directement, comme un paramétrage de rubrique ou une régularisation déclarative. D'autres supposent une décision d'employeur, par exemple reconnaître une classification supérieure ou rappeler des indemnités sur plusieurs mois. Celles-là, nous les documentons et nous vous laissons trancher.
Et si l'audit révèle un rappel dû aux salariés ?
C'est une hypothèse à envisager avant de lancer l'audit, pas après. Un écart en faveur du salarié se régularise, avec un effet sur les cotisations et sur les déclarations des périodes concernées. Nous vous présentons les conséquences de chaque option, y compris celle de ne rien faire, avec le risque qu'elle porte. Le sujet touche à la prescription et à la relation de travail : c'est typiquement le moment où l'on associe un avocat à la discussion.
Combien coûte un audit de paie ?
Le tarif dépend de l'effectif, du nombre de conventions et d'établissements concernés, de la profondeur de période retenue et de l'état des pièces disponibles. Un dossier où les contrats sont classés et les journaux exportables ne demande pas le même travail qu'un dossier reconstitué à partir de bulletins papier. Le prix est établi après examen du dossier, sur la base d'un périmètre écrit que nous validons ensemble avant de commencer. Nous indiquons également ce que l'audit ne couvrira pas, afin qu'aucune zone ne reste dans un flou commode.

Faites regarder vos bulletins par un œil extérieur

Un échange sur votre effectif, vos conventions et vos variables suffit à cadrer un audit.

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