Métiers du BTP · Vue d'ensemble

La paie BTP, métier par métier

Deux entreprises du bâtiment n'ont pas la même paie selon ce qu'elles font réellement sur le chantier. Cette page rassemble les contraintes propres à chaque corps d'état, du gros œuvre aux lots techniques.

Réponse directe

Pourquoi la paie change-t-elle d'un métier du BTP à l'autre ? Parce que le métier détermine ce qui remplit le bulletin : un couvreur subit les intempéries, un électricien accumule les habilitations et les astreintes, un terrassier relève des travaux publics et donc d'une autre caisse de congés, un paysagiste ne relève même pas des conventions du bâtiment. Le rattachement conventionnel, les indemnités de déplacement et les mécanismes d'absence en découlent directement.

Le métier réel prime sur le code d'activité

Le rattachement conventionnel d'une entreprise se détermine par son activité principale réellement exercée, pas par le code attribué au moment de l'immatriculation. Une entreprise inscrite en travaux de maçonnerie mais dont l'essentiel du chiffre vient de la pose de charpente métallique ne relève pas forcément de la convention qu'elle croit appliquer.

L'erreur se paie tard. Elle apparaît lors d'un contrôle, d'un contentieux prud'homal ou d'une réclamation de caisse, et elle se répare alors sur plusieurs années. C'est la raison pour laquelle chacune de ces pages commence par la question du rattachement avant de parler de bulletins.

Les entreprises qui exercent plusieurs métiers sous la même immatriculation posent une question supplémentaire : un seul rattachement pour tout le monde, ou des centres d'activité distincts. La réponse dépend de l'organisation réelle, pas d'un choix de confort.

Les quarante métiers traités

Chaque page part de ce qui rend la paie de ce métier différente des autres.

Charpente boisCharpente métalliqueDépollution des sites et des sols, pour des équipes disperséesDésamiantageEntreprises d'agencement et de pose de cuisinesEntreprises d'isolation et d'isolation thermique par l'extérieurEntreprises d'étanchéité et de toiture-terrasseEntreprises de canalisation et de réseaux enterrésEntreprises de carrelage et des poseurs de revêtements dursEntreprises de chauffage et de génie climatiqueEntreprises de construction et d’entretien de piscinesEntreprises de couverture et de zinguerie sous contrainte météoEntreprises de démolition et de déconstructionEntreprises de levage, de grues et de manutentionEntreprises de peinture en bâtiment et de leurs apprentisEntreprises de plâtrerie et des plaquistes en second œuvreEntreprises de ravalement et de traitement de façadeEntreprises de revêtements de sols souples en tertiaireEntreprises de serrurerie et de métallerie du bâtimentEntreprises de signalisation et d’équipements de la routeEntreprises de terrassement, du côté des travaux publicsEntreprises de travaux routiers et d’enrobésEntreprises de vitrerie et de miroiterie en interventionEntreprises du paysage et des espaces vertsEntreprises du photovoltaïque et des énergies renouvelablesEntreprises d’ascenseurs et de portes automatiquesEntreprises intervenant sur les ouvrages d’artEntreprises multiservice et de rénovation tous corps d’étatExternaliser la paie des entreprises d’électricité du bâtimentFondations spéciales et du forageGros œuvreGénie civilGérer la paie d'une entreprise de maçonnerie, chantier par chantierGérer la paie d’une entreprise de climatisation et de ventilationLa paie des entreprises de plomberie et d’installation sanitaireMenuiseries bois entre atelier de fabrication et pose sur chantierMontage d'échafaudagesPoseurs de menuiseries aluminium et PVC chez le particulierSecond œuvre quand plusieurs corps d'état cohabitentVRD et réseaux divers

Ce qui revient dans presque tous les métiers

FIG.01

Le rattachement conventionnel

Bâtiment ou travaux publics, ouvriers, ETAM ou cadres, accord territorial applicable : le point de départ de toute paie du secteur, et la première chose qu'un contrôleur vérifie. Une entreprise mal rattachée applique les mauvais minima, cotise à la mauvaise caisse de congés et prive ses salariés de droits qu'ils réclameront plus tard.

FIG.02

Les déplacements

Panier, trajet, transport, grand déplacement : les indemnités de déplacement représentent une part importante de la rémunération d'un salarié de chantier et constituent le premier poste redressé en contrôle. Leur exonération suppose une logique documentaire tenue mois après mois, pas une déclaration de principe.

FIG.03

Les congés payés

Les entreprises du secteur ne paient pas elles-mêmes les congés de leurs salariés : une caisse professionnelle s'en charge, sur la base des déclarations de l'employeur. Le réseau compétent diffère selon que l'entreprise relève du bâtiment ou des travaux publics, ce qui change la déclaration et le calendrier.

FIG.04

Les absences de chantier

Intempéries, accidents du travail plus fréquents qu'ailleurs, arrêts longs : chaque motif a son circuit déclaratif, son régime d'indemnisation et son effet sur le bulletin. Un signalement oublié coûte à l'entreprise autant qu'au salarié.

FIG.05

Le temps de travail

Heures supplémentaires structurelles, samedis travaillés, récupération des jours d'intempéries, temps de trajet entre dépôt et chantier : le décompte du temps est la matière première du bulletin, et la preuve de ce décompte incombe à l'employeur.

FIG.06

Les obligations de chantier

Carte professionnelle, registre du personnel, documents à présenter en cas de contrôle sur site, vigilance à l'égard des sous-traitants : des obligations administratives qui ne relèvent pas de la paie au sens strict mais qui se contrôlent au même moment.

Votre métier n'est pas dans la liste ?

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