Les valeurs chiffrées de la paie BTP, réunies sur une page
Tous les montants et taux cités ailleurs sur le site sont regroupés ici. Chaque valeur du site pointe vers ce tableau, et le tableau est alimenté par un fichier unique : quand un chiffre change, il change partout en même temps.
À quoi sert cette page ? Elle rassemble les valeurs chiffrées utilisées dans la paie du bâtiment et des travaux publics : le SMIC, la limite d'exonération du panier de chantier, la déduction forfaitaire, les minima des cadres des travaux publics et les revalorisations territoriales. Partout ailleurs sur le site, un montant affiché renvoie ici.
Valeurs vérifiées le 11 juillet 2026.
Repères généraux
| Valeur | Montant ou taux | Source |
|---|---|---|
| Millésime affiché dans les titres et les intitulés de barème | 2026 | Année civile en cours |
SMIC
| Valeur | Montant ou taux | Source |
|---|---|---|
| SMIC mensuel brut, base 35 heures (151,67 h) | 1 867,02 € | Décret annuel de revalorisation |
| SMIC horaire brut | 12,31 € | Décret annuel de revalorisation |
| Date d'effet du SMIC en vigueur | 1er juin 2026 | Décret annuel de revalorisation |
Frais professionnels et déplacements
| Valeur | Montant ou taux | Source |
|---|---|---|
| Limite d'exonération du panier repas pris sur chantier, par repas | 10,40 € | Barème annuel URSSAF des frais professionnels |
| Déduction forfaitaire spécifique applicable au BTP | 10 % | Arrêté du 20 décembre 2002, régime transitoire en cours |
| Panier repas chantier, accord territorial Île-de-France, par jour | 11,85 € | Accord régional Île-de-France du bâtiment |
| Écart entre le panier francilien et la limite d'exonération | 1,45 € | Calcul : panier Île-de-France moins limite URSSAF |
| Indemnité de trajet et indemnité de transport, zone 3 Île-de-France | 5,07 € | Accord régional Île-de-France du bâtiment |
| Total quotidien d'un ouvrier en zone 3 Île-de-France (panier + trajet + transport) | 22 € | Calcul à partir des trois indemnités ci-dessus |
Travaux publics
| Valeur | Montant ou taux | Source |
|---|---|---|
| Minimum annuel brut, cadre position B des travaux publics | 38 573 € | Accord national FNTP |
| Minimum annuel brut, cadre position B en convention de forfait-jours | 44 359 € | Accord national FNTP |
| Prime de vacances, en pourcentage de l'indemnité de congés | 30 % | Conventions collectives nationales des travaux publics |
| Base de congés servant au calcul de la prime de vacances | 24 jours ouvrables | Conventions collectives nationales des travaux publics |
| Durée du maintien de salaire en cas de maladie, ETAM et cadres TP | 90 jours | Conventions collectives nationales des travaux publics |
| Taux du maintien de salaire pendant cette durée | 100 % | Conventions collectives nationales des travaux publics |
| Durée du maintien de salaire en congé maternité, ETAM et cadres TP | 112 jours | Conventions collectives nationales des travaux publics |
Revalorisations territoriales
| Valeur | Montant ou taux | Source |
|---|---|---|
| Revalorisation des minima ouvriers, Nouvelle-Aquitaine | +3,8 % | Avenant régional Nouvelle-Aquitaine |
| Date de signature de l'avenant Nouvelle-Aquitaine | 16 novembre 2025 | Avenant régional Nouvelle-Aquitaine |
| Revalorisation des minima ouvriers, Bretagne | +1 % | Avenant régional Bretagne |
Comment lire ce tableau
Les valeurs qui figurent ici sont celles applicables à la date indiquée en haut de page. Elles évoluent : le SMIC est revalorisé au moins une fois par an, les limites d'exonération suivent leur propre calendrier, et les minima territoriaux bougent au rythme des avenants régionaux, qui ne sont pas signés le même jour d'une région à l'autre.
Les minima de salaire des ouvriers et des ETAM du bâtiment ne figurent pas dans ce tableau, pour une raison simple : ils sont territoriaux. Deux entreprises voisines rattachées à deux accords différents n'appliquent pas le même barème, et publier une valeur unique induirait en erreur. Le barème applicable à votre établissement vous est communiqué avec votre devis, et il est tenu à jour à chaque avenant.
Un chiffre juste ne dispense pas de vérifier qu'il s'applique à votre cas. La limite d'exonération d'un panier suppose que le salarié soit effectivement empêché de rentrer déjeuner, la déduction forfaitaire suppose des conditions d'application qui ne sont pas remplies par toutes les entreprises, et un minimum conventionnel ne vaut que pour la classification réellement occupée.
Ce que ces valeurs déclenchent en paie
Le plancher de rémunération
Le SMIC s'impose dès qu'un minimum conventionnel passe en dessous, coefficient par coefficient. C'est le contrôle le plus simple à faire et l'un des plus souvent oubliés au moment d'une revalorisation légale, parce que la grille territoriale, elle, n'a pas bougé.
La part exonérée des indemnités
Une indemnité de chantier versée au-delà de la limite d'exonération reste due au salarié, mais l'excédent rentre dans l'assiette de cotisations. C'est le premier poste redressé en contrôle, et il se corrige facilement quand on connaît l'écart exact.
L'assiette après déduction
La déduction forfaitaire réduit l'assiette de cotisations en contrepartie de la réintégration de certaines indemnités. Son application est encadrée : elle suppose un accord et un champ d'activité précis, et son régime évolue.
Les minima annuels des cadres
Chez les cadres des travaux publics, le minimum s'apprécie sur l'année et diffère selon que le salarié est ou non en convention de forfait. Une embauche en cours d'année se proratise, ce qui rend le contrôle moins évident qu'il n'y paraît.
Le maintien de salaire
La durée et le taux du maintien conventionnel en cas de maladie conditionnent le calcul du complément employeur et l'articulation avec les indemnités journalières. Une erreur ici se voit sur le net à payer, donc par le salarié.
Les revalorisations territoriales
Un avenant régional signé en fin d'année produit ses effets sur les bulletins suivants et parfois avec effet rétroactif. Le rappel se calcule salarié par salarié, sur la période visée par l'accord.
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